Comment gérer les embouteillages à moto

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En ville, la moto est appréciée pour sa capacité à déjouer les bouchons. Toutefois, cette pratique est considérée comme dangereuse et doit être encadrée. Les embouteillages peuvent facilement se gérer à moto si vous respectez certaines règles.

Pour rappel, les remontées de file de voitures sont interdites, tout comme la circulation sur la bande d’arrêt d’urgence. Elles sont pénalement réprimées. Partant de ce constat, les embouteillages peuvent très vite virer au calvaire, surtout si la météo n’est pas clémente (pluie et chaleur).

Voici comment gérer les embouteillages à moto.

1. Préservez la mécanique de votre moto

Il est conseillé de s’arrêter le plus rapidement possible et d’attendre la fin de l’embouteillage pour ne pas faire souffrir votre moto.

Rouler au pas dans un embouteillage va :

  • Entraîner une surchauffe du moteur pouvant occasionner de sérieux dégâts comme la rupture d’un joint de culasse.
  • Faire coller l’embrayage, ce qui ne permet plus d’enclencher les vitesses.

2. Anticipez l’embouteillage

Quand vous remarquez un ralentissement :

  • Ralentissez.
  • Mettez vos feux de détresse.
  • Arrêtez-vous sur une aire de repos ou sur le bas-côté si ce dernier est stabilisé, mais pas sur une bande d'arrêt d'urgence car cela est interdit par la loi.

3. Roulez dans l’embouteillage

Pour circuler dans un embouteillage à moto :

  • Soit vous respectez le code de la route scrupuleusement en suivant pas à pas les véhicules devant.
  • Soit vous profitez de la tolérance ou de l'expérimentation* sur les remontées de file mais :
    • Allumez vos feux de position.
    • Actionnez vos feux de détresse ou à défaut le clignotant droit ou gauche.
    • Roulez doucement, pas plus de 30 km/h de différence avec les autres véhicules, dans la limite de 5 km/h.
    • Roulez sur l’inter-file la plus à gauche.
    • Ne donnez pas de coups d’accélérateur intempestifs.
    • Utilisez l’avertisseur sonore avec parcimonie.
    • Anticipez les changements de direction.
    • Laissez le plus possible les véhicules souhaitant changer de position le faire.
    • Si un autre deux-roues vous talonne de trop près, laissez-le passer.
    • Suivez à distance raisonnable si un autre deux roues remontent les files également.
    • Pour changer de direction, prenez plus de précaution et n’hésitez pas à indiquer vos changements avec vos bras en plus de vos clignotants.

* la circulation inter-files est autorisée pour 3 ans à titre expérimental, pour les deux-roues, dans les départements des Bouches-du-Rhône, de la Haute-Garonne, de la Gironde, de l'Hérault, de l'Isère, de la Loire-Atlantique, du Nord, du Rhône, du Var, des Alpes-Maritimes, de la Drôme, de Vaucluse, des Pyrénées-Orientales et de la région Île-de-France, ainsi que dans la métropole de Lyon par le décret n° 2021-993 du 28 juillet 2021. La circulation inter-files se caractérise par une circulation entre les files de véhicules situées sur les deux voies les plus à gauche d'une chaussée. Elle est possible sur les autoroutes et les routes à deux chaussées séparées par un terre-plein central et dotées d'au moins deux voies chacune, où la vitesse maximale autorisée est supérieure ou égale à 70 km/h. La vitesse des véhicules en inter-files ne peut excéder de plus de 30 km/h celle des véhicules circulant dans les deux voies les plus à gauche, dans la limite de 50 km/h. Une signalisation est mise en place dans les zones concernées par l'expérimentation.

À noter : la circulation entre les files, bien que tolérée, est de plus en plus décriée et... verbalisée lorsqu'elle ne fait pas partie de la zone d'expérimentation. En effet, elle peut s’apparenter à un dépassement par la droite. En cas d’accident, vous serez donc totalement responsable.

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